France-Australie-Juin 2010
« Bon va falloir que je parle anglais ». L’employé chargé de vérifier les passeports à CDG m’a associé à la masse des chinois qui rentrent à Singapour.
« Bonjour ! » dis-je en montrant mon passeport français, il sourit, amusé de la confusion.
L’A380 décolle pour l’Australie en passant par Singapour.
Pendant cinq semaines, je fais le parcours classique des backpackers: Melbourne, Sydney, Crescent head, Byron bay, Brisbane, Whitsundays islands.
C’est un pays qui fascine par ses particularités. Son isolement a permis à de nombreuses espèces animales uniques d’être encore présentes à ce jour. De ce fait leur population s’est enrichie de différentes immigrations récentes (anglais, hollandais, italiens, grecques, chinois, indiens, français…).
L’atmosphère est propice aux vacances, les gens sont détendus et sympathiques. Les voyageurs ont en général la vingtaine, anglais, hollandais, allemands. Ils partent pendant six mois à un an avant d’entrer à l’université ou de commencer à travailler. Je fais beaucoup de rencontres intéressantes, dont certaines ont abouti aux interviews qui seront publiées sur le blog. Voici quelques anecdotes de mon voyage :
Dans un café à Sydney, je sympathise avec un australien octogénaire : Eugène, prof de langues, moitié australien, moitié français. Il aime fréquenter les étrangers mais pour lui il est important de garder son identité. Quand il voyage dans un pays il est content de reconnaître les différences. Il est contre le mélange et l’uniformisation des cultures. Je lui demande : « Mais votre épouse, elle est de quelle nationalité ? Il répond : « Anglaise ! » Je rétorque : « Mais ? Vous n’êtes pas pour la préservation de l’identité ? » Il répond l’air coquin : « Mais elle était tellement sexy !».
Sur la plage de Byron bay : Rencontre avec un peintre aborigène aux yeux bleus. Sa compagne m’explique que les aborigènes ont du redécouvrir leur culture détruite par les colons. L’art aborigène d’aujourd’hui ne peut pas être celui d’origine, il a dû être réappris. Les australiens ont du mal à admettre que les colons se sont mélangés avec les aborigènes et que pour certains il y a des origines communes.
Dans un café à Byron Bay: Conversation avec Adrienne, une française qui habite à Byron bay depuis 20 ans. Le lieu est ,d’après les aborigènes, un lieu de guérison où les femmes allaient lorsqu’elles avaient du mal à avoir un enfant. Pas mal de stars s’y sont installées.
Adrienne m’apprend une loi maritale que je ne connaissais pas : le « domestic partnership », le partenariat ou mariage de facto. Lorsque deux personnes vivent ensemble depuis un certain temps et se séparent, la personne qui gagne le moins d’argent peut demander à son ancien conjoint de le ou la dédommager car il ou elle s’est habitué à un certain niveau de vie.
Elle m’amène au phare qui surplombe la côte : des dauphins et des baleines remontent la côte.
A Brisbane, Ron et Robin, un couple que j’ai rencontré dans l’avion m’accueille chez eux pour une nuit. Ils me font découvrir les canaux maritimes, leur passion pour les bateaux. Ron a des origines française et irlandaise, il voyage beaucoup en France avec son épouse.
La plupart des australiens avec qui j’ai discuté m’ont communiqué leur fascination pour la France, sa capitale et sa culture. Tous veulent visiter Paris au moins une fois dans leur vie et regrettent que leur pays soit si éloigné de l’Europe.
A Crescent head, je suis initiée au surf sur une plage déserte avec d’autres étrangers, des dauphins nous accompagnent. On apprend à attendre pour ramer vers les vagues et choisir le bon moment pour les prendre et se laisser porter. Une belle métaphore de la vie.
France-Australia-June 2010
« Man, I’m going to have to speak English ». The employee checking the passports at Charles De Gaulle airport thinks I’m one of the Chinese people who are going back to Singapore. “Bonjour!” I say showing my French passport, he smiles, amused by his own mistake.
The A380 flies to Australia with one stop in Singapore.
For five weeks I follow the usual path of backpackers: Melbourne, Sydney, Crescent Head, Byron Bay, Brisbane, Whitsundays islands.
This country is fascinating by its features. Its isolate location preserved many unique species. Therefore, the population is enriched with recent immigration (English, Dutch, Germans, Italians, Greeks, Chinese, Indians, French…).
The mood is perfect for holidays, people are friendly and relaxed. Backpackers are in their twenties, mostly English, Dutch, and Germans. They travelled for six months to one year just before they go to university or work.
I met a lot of people, some of them are in the interviews that are going to be published on this blog. Here are some interesting stories I heard in my travel:
In a coffee shop in Sydney, I meet an eighty years old Australian: Eugene, language teacher, half Australian, half French. He likes to talk to foreigners but he thinks preserving the cultural identity is very important. When he travels, he likes to see the country differences. He’s against cultural uniformity and mixing. I ask him: “Where’s your wife from?”. He answers : « She’s English ». I say : « But didn’t you say you were against mixing ? » He answers with a naughty face : « But she was so sexy ! ».
On Byron Bay beach : I met a Aboriginal painter with blue eyes. His partner explains Aboriginals had to rediscover their culture because it was destroyed by the colons. The art of today is not exactly the same as before because they had to search for it and learn it. Australians have a hard time admitting colons have mixed with Aboriginals and they share common origins today.
A coffee shop in Byron Bay: Adrienne, a French woman who has been living in Byron for twenty years. Aboriginals call it a healing place, their women use to come here as pilgrim to get pregnant. A lot of celebrities have their houses here today.
Adrienne tells me about a marital law I didn’t know before: the domestic partnership. When two people are living together as a couple and split, one of the partners can ask for a financial compensation because he or she got used to a certain way of life.
She kindly drove me to the lighthouse where I saw dolphins and whales travelling north.
In Brisbane, Ron and Robin, a couple I met on the airplane generously welcomed me for one night in their home. They showed me the ship canals, they share their passion for boats and travels. Ron is from French and Irish descent, he and Robin travel a lot in France.
Most of the Australians I met told me they love Paris, they are fascinated by its culture and beauty. They all want to go there and regret their country is so far from Europe.
At Crescent Head, I learn to surf on an empty beach with other foreigners, dolphins come to join us. We learn to wait for the right moment to paddle towards the waves and choose the right time to slide them.
A good metaphor for life.





4 August 2010 à 11:36
Un voyage que je rêve de réaliser.
Vivement les interviews